J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!)
Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
Je mange : oui, bien sûr
Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc)
Je cite : pas
Je pense : aux uns, aux autres
Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

31/03/2008

31/03/08 - 18:14

SOUTINE, UN EBLOUISSEMENT III : DE QUELQUES PAYSAGES





Paysage , c.1922-23 (92 x 35) Paris, Musée de l'Orangerie



Comme si l'invisible embrasement des forces telluriques embrassait arbres et maisons, emportait le paysage dans un énorme tourbillon, plaquant les rares passants sur le sol et les aplatissant.

Les arbres semblent s'affoler, les maisons s'effrayer, les montagnes bondir.





Paysage à Cagnes, c.1922-23 (55.2 x 38.1) Collection privée






Vue de Cagnes, c.1922-23 (60.5 x 72.5) Musée des Beaux-Arts, La Chaux de Fonds, Suisse




commentaires

01/04/08 - 00:23

Un beau challenge personnel de parvenir, un jour, à développer la capacité d'analyse permettant d'exprimer pourquoi cela me plaît...

01/04/08 - 01:11

Je ne doute pas que vous y parveniez.

03/04/08 - 06:13

je n'ai jamais aimé dans ma vie que des gens comparables à ce peintre, à ces gens capables ou aptes à voir le monde comme il ne se dessine pas ou plutôt comme on voudrait que nous le voyons apparaître, vision folle d'une réalité que la lecture sublime.

03/04/08 - 12:43

Exprimer ce que l'on voit en-dessous, ce que l'on pressent...

03/04/08 - 18:09

Vous y réussissez tout particulièrement, Nicolas.

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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13