J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!)
Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
Je mange : oui, bien sûr
Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc)
Je cite : pas
Je pense : aux uns, aux autres
Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

06/01/2008

06/01/08 - 00:00

SAMEDI 5 JANVIER 2008



Réveillé peu avant 8 heures. On descend pisser.

Vite rendormi.

Réveillé vers 9 heures 30 … On rêve éveillé, on dort … Limites incertaines … Ce corps dans ces échanges écrits, si facilement, si généreusement donné, si intimement donné.

Levé vers 11 heures.

Petit-déj en écoutant un peu à la radio Martin Hirsch. Cet homme semble dépourvu de l'ambition et du cynisme de ses collègues. Il manifeste un authentique souci des plus pauvres. (Lui, acceptera-t-il d'être noté ?)

On feuillette de vieux papiers, des factures. J'y retrouve une photo de moi (1984 !).

J'allume l'ordinateur, ouvre ma boitamelle : courrier d'O.. Il est d'accord pour qu'on voie ensemble l'exposition du FRAC L'instant n'en finit pas . Il a joint un article sur l'expo, qu'il a publié dans un journal luxembourgeois. Je le trouve éclairant et superbement écrit.

Il doit être 13 heures. Je vais me brosser les dents et me raser.

Je monte prendre ma douche. J'ai un peu froid … Je règle la température de l'eau pour qu'elle soit très chaude. Me baigne les épaules, le torse, le ventre avec l'eau chaude qui ruisselle abondamment ... Ça me réchauffe … Je pense à P., au corps de P., que je ne connais pas, mais si généreusement donné .
Tout de suite ça a des effets évidents.

Shampooing, - puis gel douche. Onctuosité du gel qui se transforme en mousse parfumée (bois de santal). Douceur enveloppante …

Je m'habille en récitant La servante au grand cœur dont vous étiez jalouse Et qui dort son sommeil sous une humble pelouse

Redescends me préparer une tisane de thym (je me sens l'estomac un peu barbouillé). Pendant que l'eau bout, je me coupe les ongles des pieds (pour une fois, lecteur, - auquel je ne m'adresse que timidement, vous saurez presque tout !). Je rassemble les ongles coupés pour les jeter à la poubelle.

Tandis que le thym infuse, je relis quelques poèmes de Ludovic Janvier. Richesse de l'écriture poétique. Réussite de ce poème Negro Spirituel qui commence ainsi :

Chacun son exilé dedans chacun son diable
pourquoi le mien me fait-il rougir quand je mens
c'est un Nègre qui rêve à l'intérieur d'un Blanc
ma peau le cache il est mon hôte impondérable

Je sors vers 15 heures 30.


commentaires

06/01/08 - 00:11


Tiens, je me rends compte que c'est surtout à la cuisine que je me coupe les ongles ^^
Faudrait penser à en faire une infusion…

La tisane aux grands pieds dont vous étiez infuse
Et qui bout son fumet au creux d'une méduse.


J'ai horreur de la tisane, en fait.
Mode Delphine Seyrig : Antoine, si vous saviez comme je tiens les tisanes en horrrrreur…

Mais merci pour cette page de journal si concrète ;-)

06/01/08 - 13:09

Merci, cher Hercule, pour ce commentaire naturaliste.

Zêtes aussi un brillant oulipiste !

06/01/08 - 13:40

...

10/01/08 - 21:48

Je viens juste de réaliser que l'émission "le Rendez-vous des politiques" que j'écoutais avant le jeudi soir n'a pas disparu comme je le croyais mais qu'elle est désormais diffusée le samedi à 11h, et que c'est là que tu as entendu M. Hirsch.

Il était temps ^^

11/01/08 - 18:24

Dominique Rousset and c°, ce n'était pas aussi L'économie en question, le lundi soir à 19 h 30 ?

J'aimais bien cette émission ...

06/02/08 - 00:38

P. pense à vous aussi, parfois. :)

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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13