J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!)
Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
Je mange : oui, bien sûr
Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc)
Je cite : pas
Je pense : aux uns, aux autres
Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

28/06/2008

28/06/08 - 18:53

FETE







Maintenant des invités repartent. Les faisceaux lumineux des phares glissent parmi les arbres du parc.

Il est quatre heures. Certains dansent encore, tandis que dans le petit salon, Côme joue quelques pièces de clavecin, entouré d'un petit groupe séduit par son talent précoce, - et très attentif.

A l'aube les paons lanceront leur sonore, ridicule et pathétique : "Leïon ! leïon !".










02/06/2008

02/06/08 - 23:12

FRIEDRICH : L'ETOILE DU SOIR (c. 1830-35)






L'Etoile du soir (c. 1830-1835, 32.2 x 45, Francfort, Freies Deutsches Hochstift)



Une mère, sa fille, et son fils rentrent.

C'est le soir, de longues nues presque immobiles s'étirent et stratifient le ciel orangé. A l'horizon, deux rangs de peupliers s'alignent mélancoliquement.

C'est l'automne, ils longent des champs labourés, - un peu fatigués, leur pas se ralentit.

Ils sont arrivés en haut d'une colline, d'où ils redescendront vers Dresde cachée plus bas, derrière.

Ils connaissent cet endroit d'où l'on domine la ville au retour, s'y arrêteront un instant pour embrasser d'un tendre regard le panorama des maisons, des bâtiments et des églises qui s'élèvent dans le crépuscule jusqu'à leur hauteur.

Le garçon s'est détaché du groupe, a couru en avant, exulte, et tenant sa casquette à la main, les bras levés, empli de joie, il salue sa ville.





Collines et champs, près de Dresde ( 1824, 22.2 x 30.5, Hambourg, Kunsthalle)



 

Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13