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Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
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Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

06/11/2007

06/11/07 - 21:16

PETER FORD : NICER WITH CUSTARD.








Nicer with Custard de Peter Ford d’abord bouscule le spectateur par une certaine brusquerie de l’image qui mêle deux éléments hétérogènes : une publicité aux couleurs criardes figurant un petit démon très démonstratif , - une photo de journal en noir et blanc (dont l’instantané est renforcé par l’angle de vue et le décentrage) montrant Onassis. Ces deux éléments hétérogènes, bien que réalisés avec le même medium (la peinture acrylique), forment ainsi une sorte de collage.

L’œuvre date de 1978. Onassis, alors, est une figure emblématique du capitalisme oligarchique, souvent présent dans les journaux et magazines à sensation en raison de ses frasques sentimentales : certains se souviennent peut-être de sa liaison tumultueuse avec la Callas dans les années 60, puis de son mariage avec Jackie Kennedy en octobre 68.
Le petit démon criard, lui, était l’icône publicitaire d’une marque d’outre-manche fabriquant une spécialité nationale : la crème anglaise.

Celui-là, avec un grand sourire sarcastique, a cavalièrement enfourché l’épaule du célèbre milliardaire pour lui lisser les cheveux d’un doigt tartineur - comme si la publicité, c’est-à-dire tout ce qui flatte l’image, (et qui est devenue la pipolisation ) pouvait mieux faire admettre la réalité socio-économique (voire politique) de cette grande fortune et de tout ce qu’elle implique comme revenus plus ou moins illicites.

Nicer with Custard : « Plus sympa avec de la crème (anglaise) ».

Avec du lubrifiant, ça passe mieux !

Sauf que l’ingéniosité du collage, dans cette œuvre, neutralise par l’ ironie l’argument publicitaire, et le réduit à rien.





commentaires

08/11/07 - 06:08

la démarche d'utiliser des éléments furtifs ( célébrités, marques, symboles ) peut en art se révéler "casse-gueule" : le message ne se révélant plus dès lors qu'ont disparu des unes, les étoiles

08/11/07 - 12:26

Oui, c'est souvent le cas ... Mais si le sens s'est obscurci, reste la forme de l'oeuvre.

11/11/07 - 00:27

Je n'avais reconnu ni l'un ni l'autre... j'avais plutôt l'impression, au premier abord, d'un vieil italien chargé d'une sorte de personnage de comic.

Ceci étant, le cadrage est surprenant. La partie verte, sur le dessus, déséquilibre étrangement...

12/11/07 - 15:25

Curieuse oeuvre !

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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13