J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!)
Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
Je mange : oui, bien sûr
Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc)
Je cite : pas
Je pense : aux uns, aux autres
Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

18/06/2007

18/06/07 - 16:23

REGARDER (une phrase de Siri Hustvedt, dans Les Mystères du rectangle)





Dans une culture inondée d’images simplistes qui défilent à toute allure devant nous sur les écrans, s’exhibent à nous dans les magazines ou surgissent au-dessus de nous dans les rues de nos villes - images si grossièrement codées, si aisément lues qu’elles ne requièrent rien de nous que notre argent - regarder un tableau longtemps et avec attention peut nous permettre d’accéder à l’énigme de la vision elle-même, car il nous faut lutter pour découvrir le sens de l’image que nous avons devant nous.


commentaires

18/06/07 - 16:31

Il est de qui le joli tableau ?

18/06/07 - 16:34

De Francis Bacon.

18/06/07 - 16:37

Ah ben oui.

19/06/07 - 01:17

merci pour ce souvenir du regard

20/06/07 - 20:30

Mr Apax, le gentil monsieur qui te défonce le plexus d'un mawashigeri renversé tout en te reservant un thé. Mr Apax, qui t'empêche d'aller faire une petite sieste mentale de quelques dizaines d'années que tu penses avoir bien mérité après t'être senti plus intelligent en suivant ses doctes commentaires sur l'art... bon, il va pas nous faire un oeuf au plat pour un Bacon en plus non ?

Ouinnnn, suis trop une tache pour regarder les choses. Et dire que pour les arts de la table, c'est pire ! Je veux mourir, laissez moi crever, je suis une grosse merde.

(quoi? pour le mélo je dois repasser aussi ? fais chier :)

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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13