J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!)
Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
Je mange : oui, bien sûr
Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc)
Je cite : pas
Je pense : aux uns, aux autres
Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

02/06/2007

02/06/07 - 23:26

RAGE


Déjà, se sentir épuisé en se levant alors qu’on a tout de même dormi presque cinq heures.

Et avoir à dix heures du mat envie de dormir comme ça n’est pas possible.

Aller voir à deux heures Les Chansons d’amour, d’abord on trouve que c’est vraiment esprit djeune, gentillet comme tout, puis, soudain, un tel regret de ne pas habiter Paris, un tel regret de ne plus descendre le Boulevard (pourtant assez laid) jusqu’à Reuilly-Diderot avant de rejoindre le Faubourg Saint-Antoine, un tel regret de la rue de Seine, puis Louis Garrel tellement drôle, inventif, puis craquer pour les cuisses (et les fesses) au poil chatain blond de Grégoire Leprince-Ringuet, l’entendre espiègle chanter Je suis beau, jeune et breton, je sens la pluie, l’océan et les crêpes au citron, en sortir remué-ému.

(S’acheter aux Nou-Ga un minuteur pour remplacer celui qui ne sonne plus, puis un pralin de chez Koenig pour demain.)

Retrouver sa voiture avec un PV ! Non, deux !!

Le premier pour stationnement hors boxe. Et pourtant, le tiers avant de la voiture était dans un boxe.

Ah la pétasse ! Ah la conasse !

Cas n° 2 : 35 euros !

Le second pour non apposition de la vignette d’assurance pour la période en cours.

Comme je suis con ! Comme je suis nul ! C’est pas possible : depuis six mois la vignette susdite est dans mon portefeuille !

Cas n° 2 : 35 euros !

Hurler intérieurement pour ne pas déranger l’ordonnancement impérial (nont peur de rien !) de cette putain de ville de ploucs si haïe!

On rentre chez soi, dents serrées, l’âme noire, bouillonnant de haine.
Comme si l’on avait besoin de ça en ce moment.

On se change, on se couche, la tête dans l’oreiller, on sanglote.

De rage.


commentaires

02/06/07 - 23:42

Spiagge amate, ove talora
L'idol mio lieto s'aggira,
Ruscelletti, ove si mira
Quando infiora il crine o il sen,

Chiari fonti ove si bagna
Erbe in cui posa le piante,
Voi, pietose a un core amante,
Dite voi, che fa il mio ben ?


(Chanson d'amour d'un autre genre, peut-être plus indiqué en la circontance ;-)

02/06/07 - 23:49

(Je relis ton post en entier.)

Quand on a envie de dormir à 10h, et si c'est possible : ne pas hésiter à se recoucher. C'est un spécialiste qui l'atteste.

Il y a aussi des jours où, comme on dit, il vaut mieux rester couché. ;-)

02/06/07 - 23:59

Oui, Cher, si c'est possible ...

Somme toute, il aurait mieux valu !

03/06/07 - 01:10

Je compatitionne (ouais, ça n'existe pas mais c'est pour faire plaisir à Hercule, qui aime qu'on charabiesque).
Franchement.
A plusieurs degrés. D'abord parce que tu vis manifestement ds une ville de ploucs. Ensuite parce que ce n'est pas Paris. Puis parce que tu es peut-être attaqué par les vilaines allergies qui me donnent aussi sommeil dès 10h du mat'. Enfin parce que tu sembles te joindre à la "Chansonsdamourmania" alors que, franchement, il est gentillet ce film (et, OK, les cuisses du Breton, elles sont à hurler) mais, bon, va voir "Après lui" et, là, franchement, dans le genre émotion, c'est autre chose. En infiniment mieux, moins djeun, moins branchouille, moins artificiel et pourtant, malgré tout, euphorisant, de l'euphorie qui suit la pluie des larmes.

03/06/07 - 11:25

eh beh, elle t'a coûtée chère la séance de cinoche.... mais faut pas accuser la putain de ville de ploucs si haïe, on ne joue pas avec la maréchaussée...

03/06/07 - 18:49

> Ronans
Merci.
Ce serait vraiment excessif de dire que je me joins à la "Chansondamourmania". Mais Christophe Honoré filme bien Paris, la chansons de la pluie sur la place de la Bastille, c'est assez joli, comme l'amourette entre Garrel et le Breton.

Je tâcherai d'aller voir "Après lui". Tu renforces l'envie que j'avais de le voir.

> Henri
Mais c'est parce que je travaille le samedi matin, moi, Monsieur, que j'ai eu ces p ... de PV !
Et c'est tout de même pas toi qui vas prendre la défense de M. !

04/06/07 - 20:31

moi aussi je peste souvent contre cette province que je hais et je ne déteste rien tant que ces gens qui se satisfont de l'ombre de leur marronnier, prunier ou brin d'herbe. je reste et suis viscéralement citadin.

je dis souvent à jacky que saumur est un peu mon cercueil, heureusement nous y restons si peu.

j'ai trové un jour dans un roman de Claude Simon, le nom de la ville ainsi orthographié "saumure". voilà comme des mots peuvent rapidement définir un endroit mais il en est d'autres comme les premières lignes d'Eugénie Grandet.

La ville qui se targue d'être le théâtre d'un roman de Balzac, a posé un panneau sur une maison à celle qu'aurait pu habiter l'héroïne. Je passe chaque jour devant et je souris toujours au vu des noms alignés à côté des boutons de sonnette : habite là un certain Zola.

06/06/07 - 11:19

"C’est pas ta faute
Si c’est la tempête
La marée haute
Dans ta tête
Ça tangue et tu t’en veux
Amarrée comme tu peux"
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La rage est une vague qui se lève, très loin au large de nos fatigues, et qui balaie les côtes de nos politesses.
La rage en dérives sur nos vagues larmes, rouleaux affolés de révoltes salées, et puis retombent.
La rage, comme une re-création.

06/06/07 - 17:34

Merci alixx !

J'adore la photo ! Il fait trop peur : c'est sûr, il doit être enragé !

Et merci pour la chanson.

Et pour ces trois vagues déroulant leurs puissantes images.

01/08/07 - 01:10

Je découvre à l'instant cette mésaventure de début juin que j'espère maintenant oubliée. Mais je vous adresse ces quelques mots trop courts en témoignage de soutien amical.

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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13