J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!)
Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
Je mange : oui, bien sûr
Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc)
Je cite : pas
Je pense : aux uns, aux autres
Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

06/05/2007

06/05/07 - 21:12

LES DEVOIEMENTS DE L’ECRITURE, (CHARDIN) - petite fantaisie





Un garçon cabaretier qui nettoie un broc. (46 x 38, Collection privée)

Debout près d’une grosse cuve, il a l’air ailleurs. L’avant-bras dénudé, il tient d’une main ferme le manche de son outil, qu’il a introduit jusqu’au fond, et qu’il remue avec vigueur.


L’écureuse. (47 x 38, Washington, The Corcoran Gallery of Art)

Penchée en avant, elle nettoie une poêle posée sur une barrique. La tête un peu relevée, l’air niais, yeux mi-clos, bouche aux lèvres avancées susurrant, - d’une main, elle frotte avec énergie son ustensile, tandis que l’autre maintient fermement à la base l’épaisse et longue queue, obliquement dressée par derrière.

commentaires

06/05/07 - 21:15

Ah, merci Apax ! Merci aussi de nous sortir un peu de l'hystérie en pilotage automatique.

07/05/07 - 05:51

ah cher Apax vous êtes si nécessaire pour aérer l'espace rempli d'imprécations et de rages.
Puis-je: votre texte est très beau et à sens multiple (bon j'ai l'esprit un peu dérangé, ce matin)

09/05/07 - 10:35

Epaisse? Tu trouves? :) Chardin est admirable, partout.

09/05/07 - 16:45

>Abend
Bon, ma plume aura dérapé ... Et la description se sera ... dévoyée !

15/05/07 - 21:51

Cf Tontonzig (j'ai aussi l'esprit dérangé visiblement!) :)

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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13