J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!)
Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
Je mange : oui, bien sûr
Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc)
Je cite : pas
Je pense : aux uns, aux autres
Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

09/04/2007

09/04/07 - 01:03

PÂQUES




Ce matin, il faisait beau, grand ciel bleu où le soleil brillait. Les prés, les arbres, les collines baignaient dans la claire lumière de ce matin de Pâques.
Les haies d’épines, tout en fleurs, étaient revêtues de blanc comme pour fêter le Renouveau.

Je me rappelle un matin de Pâques dans la campagne de Sienne, il faisait froid, la buée perlait le long de la vitre, mais le vert des collines était d’une surprenante fraîcheur.

On était allé à Florence, où d’abord j’avais été bouleversé par le spectacle merveilleux de grands bœufs blancs attelés, ornés de rubans, couronnés de guirlandes, qui remontaient la via de’ Calzaiuoli fendant paisiblement la foule compacte.

Puis l’on s’était retrouvé sur le parvis du dôme. Et là nous avions aperçu une fusée en forme de colombe lancée depuis le chœur de la cathédrale sur un filin jusqu’au parvis où elle s’écrasait contre un char en bois, et y allumait un petit feu d’artifice.

Plus tard la neige était tombée, mais ne tenait pas, malgré le froid.

Nous avions cherché pour nous réchauffer une pizzeria près de San Spirito.

Extrême beauté de la fresque de Giotto, que j’avais alors découverte une semaine auparavant à Padoue. Composition si audacieuse : à gauche : le long du tombeau, ouvert et vide, les soldats écrasés par un lourd sommeil ; au-dessus d’eux, assis sur le rebord, deux anges, dont le subtil sourire et les mains indiquent l’événement.
A droite le « Noli me tangere » (Ne me touche pas) : Jésus apparaissant à Marie-Madeleine qui n’en croyant pas ses yeux avance les mains pour le toucher, - et lui, malgré un regard empli de pitié, l’en empêche et se retire tout à droite : vainqueur de la Mort, comme le proclame son étendard, il sort de l’espace-temps.

commentaires

14/04/07 - 00:09

Aviez-vous alors eu le temps de visiter Assise? :)

14/04/07 - 01:08

Non, ce n'était pas prévu ...

15/04/07 - 22:43

Dommage... :)

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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13