J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!) Je regarde : souvent une photo Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens Je joue : non Je mange : oui, bien sûr Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc) Je cite : pas Je pense : aux uns, aux autres Je rêve : oui (mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59) |
14/03/2007SIGNE : POISSONS
Le symbole de ce signe figure deux poissons accolés et reliés par une sorte de cordon de gueule à gueule mais disposés en sens contraires. Cette dualité contradictoire m’a souvent paru correspondre à ces tiraillements qui, par exemple, m’empêchent de prendre une décision franche, et me laissent dans l’irrésolution.
Je reste fasciné par les formes et les couleurs des poissons et leurs évolutions derrière les vitres d’un aquarium. Couleurs précieuses. Dynamique nerveuse et fluidité des mouvements.
Mais toucher un poisson me fait horreur, tout comme son odeur me dégoûte. Il me serait impossible de manger du poisson cru. Je n’en apprécie la chair qu’entièrement dénaturée : panée et frite, ou accommodée d’une sauce au safran, par exemple.
J’ai manqué me noyer une première fois adolescent dans la piscine municipale. Je ne savais pas nager. J’ai glissé à la limite des deux bassins, dans celui où l’eau était plus profonde.
Je me suis affolé, m’enfonçant, remontant à la surface, avalant beaucoup d’eau en voulant crier, enfin restant au fond, sentant mes mollets se contracter, pensant alors que c’était vraiment absurde de mourir noyé dans une piscine.
Le maître-nageur m’expliqua qu’il m’avait assommé pour pouvoir me remonter sans que je me débatte. Ayant repris connaissance, j’étais surtout sensible au slip de bain et aux cuisses musclées du maître-nageur.
Mon père avait tenu à ce que je retourne à la piscine dès le lendemain.
Au moins j’y revoyais le maître-nageur.
Et peu à peu j’ai appris à nager, et même à y prendre plaisir, - malgré mon appréhension de l’eau éclaboussée sur le visage qui me coupe aussitôt le souffle.
Ainsi en Angleterre et en Crète j’aimais gagner le large et m’y prélasser seul.
Un jour d’été 80, en Crète, j’ai failli me noyer une seconde fois. J’étais au large, j’ai voulu rejoindre la plage.
J’ai senti soudain ma respiration s’amoindrir au fur et à mesure que j’avançais. J’ai cru que je ne parviendrais pas à atteindre le bord, j’ai appelé au secours, personne n’a réagi, ma respiration était presque bloquée. Soudain j’ai eu pied, j’étais sauvé.
Le lendemain, non sans appréhension, j’ai voulu me baigner. Dès que je n’avais plus pied, le symptôme respiratoire reprenait, avec la même angoisse. J’ai rejoint le bord.
Je n’ai plus jamais nagé depuis.
Mon médecin, à qui je confiais ces symptômes, m’a répondu que je devrais songer à me réconcilier avec l’eau.
Je commence, - en me mettant la tête sous la douche (ce qui m’était impossible auparavant) et en laissant l’eau ruisseler sur mon visage.
Je commence à trouver cela agréable.
Mais dimanche dernier, comme j’avais décidé de reprendre l’autoroute Metz-Nancy, après plus de deux ans où je m’abstenais de la prendre (je ne supportais plus le second passage enjambant la Moselle juste avant le grand virage de Custine - et à peine le premier), - malgré le beau temps, l’absence de tout camion, la présence amicale de J-L à mon côté, j’ai franchi le premier pont en ne cessant de ralentir, et j’ai dû m’arrêter juste après et céder ma place, l’angoisse était trop violente.
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| Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi. Montaigne, Essais, III, 13
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14/03/07 - 21:36
Ca valait bien la peine de se faire chier à taper un truc que personne ne va lire.
boy from Rezog (visiteur)