J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!)
Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
Je mange : oui, bien sûr
Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc)
Je cite : pas
Je pense : aux uns, aux autres
Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

15/01/2007

15/01/07 - 00:10

ET POURTANT ROLAND BARTHES N’AIMAIT PAS FRANCIS BACON


Mais beaucoup Cy Twombly.

Retrouvé cette citation de Roland Barthes, vue à Beaubourg le 27 février 2003 - à une exposition passionnante (et pour moi émouvante) qui lui était consacrée : « C’est beaucoup plus amusant de jouer à ce qu’on est qu’à ce qu’on n’est pas. »

commentaires

15/01/07 - 13:31

je ne comprends pas le sens de la citation de Barthes. Plus modestement, je n'ai jamais réellement apprécié Bacon jusqu'au jour où j'ai découvert une toute petite partie de son oeuvre au musée Maillol et devant l'unanimité, l'enthousiasme, l'absolue voix réservée aux toiles, j'ai cédé, j'ai apprécié, aimé serait abusif.

15/01/07 - 19:27

"Jouer à ce qu'on est", c'est se connaître suffisamment pour garder un peu de distance avec soi, pour ne pas coller entièrement avec ce que l'on croit être, - alors que beaucoup "s'identifient" à une image de ce qu'ils croient être, jouant ainsi un rôle qui leur colle à la peau.

16/01/07 - 15:38

C'est la rupture avec le ressenti et le vécu, ou le réel et le supposé ?
Pardon, j'arrive pas à parler aujourd'hui.
*commentaire sans intérêt*

16/01/07 - 18:07

Non "rupture", mais jeu (comme on dit qu'il y a du jeu entre deux pièces mécaniques, ce qui assure une certaine souplesse dans le fonctionnement).

Enfin, quelque chose comme ça ...

16/01/07 - 20:02

Plus amusant peut-être, mais plus difficile, sûrement!

17/01/07 - 16:52

Oui, plus difficile parce que cela implique de se connaître (un peu) soi-même et de s'accepter tel quel. Et ça, hou la la ! ...

19/01/07 - 18:40

as-tu bien reçu mon récent courrier?

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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13