J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!)
Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
Je mange : oui, bien sûr
Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc)
Je cite : pas
Je pense : aux uns, aux autres
Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

30/11/2006

30/11/06 - 21:56

RUE DES SONGES

Je vais souvent visiter le blog RueDesSonges. Je sais que certainement je trouverai cette fois encore le texte qui commence par ces mots : Tu sais, ce n’est pas de toi dont je parle, mais je te parle, à toi.

Mais la petite musique qui me touche tellement a commencé, nocturne et poignante …

Devant la page d’un bleu un peu passé, - je reste à écouter …

Lointaines notes égrenées au piano dont le timbre est voilé, - si désolées …

Telle une voix solitaire essayant de chantonner quelques bribes d’une mélodie naïve, insignifiante, maladroitement improvisée …

Comme quand on veut conjurer le sentiment d’une douloureuse tristesse …

Le curseur blanc au fur et à mesure du discontinu des notes avance imperceptiblement, signe discret du temps qui s’écoule …

Mais dans ce lieu esseulé je reste à écouter cette petite musique si lointaine, si poignante …

commentaires

05/12/06 - 18:58

C'est un bel endroit, une sorte de lac ou de grotte magique.

06/12/06 - 09:46

Ah la la, il est difficile de rester discret avec quelques-uns d’entre vous :o)

06/12/06 - 10:36

J'oubliais de dire pour le visiteur qui passerait par ce post, que la musique dont tu parles est Fur Alina d'Arvo Pärt.
A ce jour, sur un espace où je repasse forcément régulièrement, c'est la seule musique dont mon oreille et mon esprit ne se soient jamais lassés.
A découvrir donc pour ceux qui ne connaîtraient pas encore.
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et puis merci à toi.

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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13