J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!)
Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
Je mange : oui, bien sûr
Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc)
Je cite : pas
Je pense : aux uns, aux autres
Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

25/10/2006

25/10/06 - 19:12

POUR L’INTIMITE.


Je n'aime guère la familiarité qui veut signifier que l'on a gardé les cochons ensemble ... Ce n'est pas que je n'aime pas les cochons ...
Mais cette chaleur poisseuse, ces éclats de voix, ces rires forcés, cette gesticulation indiscrète, ces seconds degrés et pires, cette glu des rassemblements où l'on est tous tellement d'accord, cette négation de tout ce qu'il y a de rebelle, de farouche et d'irréductible en nous - non, merci !

Mais j'aime l'intimité, quand les voix ralentissent, se font plus basses, parfois hésitantes, un peu vibrantes, s'arrêtent, semblent arranger une proximité avec des bribes de silence, se font graves et légères, jouent avec la distance, s'engloutissent dans l'étreinte, émergent, réjouies, enjouées, - clairs silences, reconnaissances émues, - oui, j'aime l'intimité ...

(article paru le 24/11/ 05)

commentaires

25/10/06 - 19:19

MAis c'est con !

on peut etre rebel et irréductible tout en continuant de gueuler...

Et surtout le faire en groupe!

Enfin chacun sa vie mais je partage pas ton avis

25/10/06 - 19:39

c'est ce que me disait ce matin Jacky quand je lui annonçais que je déjeunerai probablement seul plutôt que de partager mon repas avec les participants d'une journée à thème à laquelle j'étais invité, c'est ce qu'il me disait par ces mots "ne deviens pas, comme moi, asocial" mais ai-je le choix moi qui ne m'identifie à rien de ce que je perçois ou entrevois, qui suis à des années lumière me semble-t-il des préoccupations de chacun, ne comprend rien à leurs goûts, ni à leurs aspirations alors oui une quiche me suffit plutôt que ce déjeuner dont j'ai pu deviner qu'il devait être bien choisi, commençant à 13 heures pour finir 2 heures plus tard.

25/10/06 - 20:08

Donc, j'écoute...

25/10/06 - 20:14

(...)ces seconds degrés et pires(...)

J'ai toujours pensé qu'une pédécratie qui se respecte devrait interdire les dîners de plus de quatre personnes. Et puis, une gauloiserie bien comprise et drôle, ce n'est pas si facile que ça à servir. Pire qu’un soufflet, ça retombe a une vitesse ! Mais quand c’est réussi et que le vin est bon, ah alors…

25/10/06 - 23:57

> preston

"J'apprécie votre délicatesse ..."

26/10/06 - 00:02

> guiman

Désolé, je n'aime pas les gens qui "gueulent", comme tu dis, surtout en groupe.

Oui, nous avons des avis divergents.

26/10/06 - 00:04

> alixx

... ah alors, oui !

26/10/06 - 15:14

Alixx, je dirais qu'un dîner à cinq convives et tout de même assez tolérable !...

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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13