J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!)
Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
Je mange : oui, bien sûr
Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc)
Je cite : pas
Je pense : aux uns, aux autres
Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

12/10/2006

12/10/06 - 22:18

TRANCHE DE VIE (UN PEU SAIGNANTE)

Mal à une dent depuis samedi.

Décidé hier de voir un dentiste.

Obtenu un rendez-vous pour cet après-midi à 15 h 30.

Prévenu ma patronne qui m’engage même à ne pas revenir à 16 h comme j’en avais l’intention.

Le dentiste est nouveau, je me demande d’abord s’il a vingt ans ... Le Cabinet dentaire recrute jeune.

Quand il m’examine l’antre buccal je vois de près et regarde le poil châtain blond de sa barbe qui n’est pas cachée par son masque sur le côté, entre l’oreille et le cou. Poil châtain blond soyeux.

Radio, - Vous avez une grosse infection sous la racine. Il faudra extraire la dent, - bientôt ou maintenant …

Que décidez-vous ?
- Puisqu’il faut y passer, maintenant …

Regretté aussitôt ce que je venais de dire. Il prépare sa seringue, des tampons.

Enfonce dans la gencive l’aiguille de la seringue, recommence la piqûre deux fois ailleurs autour de la dent condamnée.

Tandis qu’il semble la bouger avec ses doigts gantés de latex, me demande si je sens quelque chose. Non. Il prend son davier, saisit la dent (je suis l’opération dans le reflet de ses verres de lunettes) tire un peu, la remue et l’extirpe.

Rien senti.

- Une petite dent de sagesse ! dit-il (je suis un peu vexé), et s’adressant à son assistante, - Passe-moi la curette.

Curetage du trou (si l’on peut dire) laissé par l’extraction.

Tamponnage avant qu’il ne procède à deux points de suture.

Demandé à voir la « petite dent de sagesse » comme on demande à voir un corps à la morgue.

Quand la gencive commence à se réveiller, à l’intérieur de la tête brève sensation de petits craquements comme quand la glace commence à se craqueler.

Dîné d’une moitié d’avocat assaisonné, d’un gratin de fenouil parsemé de graines de sésame, d’un verre de Fitou et d’une mousse au chocolat (La Laitière).



commentaires

13/10/06 - 08:58

Ne pas oublier de mettre la dent sous l'oreiller.
La petit souris la remplacera par une pièce d'or... si !

13/10/06 - 19:24

le gratin de fenouuil avec des graines de sésame et si tu me donnais la recette ça me changerait de celui aux courgettes que Jacky apprécie mollement : 'je n'aurais pas fait comme ça'...quant à la petite souris, sait-on jamais peut-être se convertira-t-elle en un beau...mais laissons là les digressions et passons aux conseils si l'on veut : j'ai toujours consulter plusieurs fois quand on me proposait d'enlever une dent et il s'avère aujourd'hui que j'ai eu raison : il ne m'en manque qu'une, extraite pendant mon service militaire. Oui, oui je te rassure, la Lorraine d'où je suis originaire était déjà française. Tchüss, Patrick

14/10/06 - 00:32

>Henri : je n'ai pas osé demander l'objet de l'extraction ...

C'est la pièce d'or qui aurait pu se transformer en un bel Hercule !

> Patrick : Félicitations pour une telle denture !

Pour le gratin aux fenouils, tu les fais cuire à la cocotte minutes 6/7 minutes, puis tu les mets dans un plat, tu sales légèrement, mets du beurre, du parmesan râpé et termines avec un semis de graines de sésame ...
Tu fais gratiner au four un quart d'heure environ (thermostat 7)

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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13