J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!)
Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
Je mange : oui, bien sûr
Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc)
Je cite : pas
Je pense : aux uns, aux autres
Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

01/09/2006

01/09/06 - 22:02

HUMEUR : CHRISTINE ANGOT SELON MARC FUMAROLI

dîné sur la terrasse : moitié d'avocat, petites saucisses rôties, galette de quinoa, salade verte, raisin noir.

lu un article du Monde des Livres : « Christine Angot, l’écriture et le Sujet totalitaire » par Marc Fumaroli.

bien rigolé : « Elle a beau citer des « vers » du Mariage de Figaro, mentionner la « Laure de Noailles » de Pétrarque, le Paradoxe sur le comédien (elle écrit « du comédien ») et citer Nemours plutôt que La Princesse de Clèves (du Witz freudien, s’il en fut), son « écriture » ne se rattache en rien à ces souvenirs de fac littéraire. « Je suis Christine Angot, j’ai les moyens que j’ai et je fais avec », c’est son logo depuis L’Inceste. On a dit que « son écriture met en crise la réalité ». En fait, malgré son Sujet totalitaire, Rendez-vous traîne plus d’un relent de naturalisme. »

« des « vers » du Mariage de Figaro », « la « Laure de Noailles » de Pétrarque, » hou lala … !!!

Question : y a-t-il un lecteur dans la maison d’édition ?

hurlé de rire : «Je suis Christine Angot, j’ai les moyens que j’ai et je fais avec " !!!

(Enfin, j’exagère un peu : bien rigolé.)

(vais lire, sur le conseil de Farnèse, l’éloge de C. A. par Philippe Sollers : besoin de rire en ce moment).

commentaires

01/09/06 - 22:08

il n’y a plus beaucoup de relecteurs dans les maisons d’éditions, le nombre d’énormités et de coquilles sont de plus en plus fréquents, surtout chez des auteurs dont les éditeurs savent qu’il en vendront grand nombre d’exemplaires de toutes façons. La faute à qui ? Mais aux éditeurs qui veulent tellement sortir rapidement les livres pour la rentré ou Noël qu’ils bâclent le travail.

01/09/06 - 22:40

Certes, mais je ne parlais pas de relecteurs, - mais plus simplement de quelqu'un qui aurait lu le livre dans la maison d'édition !

01/09/06 - 23:27

Vous demandez l’impossible ! Angot n’est pas la pour etre lu, elle ets la pour vendre en jouant son personnage de folle qui étale sa vie privé en disant que c’est du romans.

02/09/06 - 00:11

Hé oui !

04/09/06 - 20:17

C'est plutôt marrant les aventures de Christine... Christine à la mer, Christine à Paris, Christine réagit super mal aux critiques, Christine se tape un banquier et un acteur..
Bon, perso, je n'aimais déjà pas Martine, ce n'est pas pour me taper du Christine. Ah Ah. Heureusement, il reste plein de nouveaux bons romans. Etrangers.

04/09/06 - 20:40

Attention, l'éloge de Sollers risque de te paraître grisâtre à côté du canon de Fuma.

(Au fait, saviez-vous que Sollers est un pseudonyme ? En latin, ça veut dire : astucieux, avisé. En toute simplicité, huhuhu.
Ah oui, et puis il est est Bordelais, mais ce n'est pas une circonstance atténuante.)

07/09/06 - 22:50

J'ai attrapé un quart d'heure d'Angot dans la voiture entre midi et deux : elle était reçue en grande pompe par France Culture et par un journaliste dont la seule voix, obséquieuse et prétentieuse, donnait envie de donner des tartes. Eh bien, la dame avait branché son déconnophone et même sur la position maximum. Son ton caractéristique peut-il masquer qu'elle n'a que des banalités à dire, ou des trucs fumeux ? "Quand j'écris, ce n'est pas moi qui crée. Je transcris la partition, mais ce n'est pas moi qui fait la musique."

08/09/06 - 00:27

Bien rigolé en te lisant.

08/09/06 - 01:59

Je la cite de mémoire, et je suis sans doute approximatif (je ne prends pas encore de notes au volant : allô, Monsieur Népomucène ?), mais c'était vraiment très con. En fait, quand elle se lance dans une phrase à l'antenne, on a la furieuse impression qu'elle n'a pas la moindre idée de ce qu'elle va dire. Mais quand on a la langue bien pendue...

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.

 

Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13