J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!)
Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
Je mange : oui, bien sûr
Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc)
Je cite : pas
Je pense : aux uns, aux autres
Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

20/08/2006

20/08/06 - 00:35

MES JOIES (DOMENICO SCARLATTI)

J’en reviens toujours à Bach, ou à Scarlatti.

Les sonates de Scarlatti jouées par Pierre Hantaï sont un vrai bonheur.

Conversations joyeuses, aisées, tranquilles, menus propos, et phrases parfois si mélancoliques, fléchissement de la voix comme lorsqu’un souvenir vous attendrit, ou brusque rupture, bris de la voix comme lorsqu’une soudaine émotion vous prend à la gorge …

Petits échanges, confidences étourdies, éclats de gaieté, intimité, courtes méditations, et parfois si noires qu’on en reste un instant étonné … Mais ça repart, on joue, taquine, lance des mots, des fusées, feux d’artifice, et dans l’ombre jeux de mains, puis la tendresse infinie, câline et rêveuse …

Et ça repart en sautillant, trépignements, tout feu, tout flamme, ébullition, champagne, quelles couleurs !

Quelle sonorité !

commentaires

20/08/06 - 07:23

peut-être devrais-tu essayer aussi Scott Ross

20/08/06 - 12:09

J'ai déjà entendu Scott Ross (à la radio) mais je préfère Pierre Hantaï, qui me paraît plus précis tout en étant aussi enthousiaste.
Mais il y a aussi un très beau CD d'Ivo Pogorelich au piano : la sonorité y est très belle aussi, et le rythme souverain.

21/08/06 - 14:07

Je trouve aussi que Hantaï a plus d'atouts que Ross. Je ne connais que le premier disque chez Astrée (il y en a eu d'autres depuis), la prise de son est en outre fantastique. Sinon, j'aime beaucoup Marcelle Meyer au piano dans ce répertoire.

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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13