J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!)
Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
Je mange : oui, bien sûr
Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc)
Je cite : pas
Je pense : aux uns, aux autres
Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

05/07/2006

05/07/06 - 23:19

EMILE FRIANT (SUITE )



A cette exposition dont j’ai parlé hier se trouve également ce dessin au crayon, intitulé « Populus », extraordinaire par sa force et sa robustesse.



Voici un autre autoportrait datant de 1878 (Emile Friant a 15 ans !) où la vigueur de la touche souligne le caractère décidé du jeune garçon, résolu à devenir peintre.



Enfin une œuvre très réussie, qui a enthousiasmé le public quand elle fut exposée après son acquisition au Salon de 1888 par le Musée de Nancy, et qui s’est appelée diversement : « Les Amoureux », « Soir d’automne », « Idylle sur la passerelle » : elle représente au premier plan un couple de jeunes gens, à mi-corps, vus de dos, visages de profil tournés l’un vers l’autre. Le fond est un paysage de bord de rivière, avec un pont de pierre et quelques maisons au loin. La « modernité » est signifiée deux fois : la passerelle de fer, - et la cigarette du jeune homme. Ce dernier est placé presque au milieu de la composition, le buste légèrement penché vers la jeune fille. Il a un beau visage en profil perdu ; il est accoudé, tenant sa cigarette en un geste assez « populaire ». La jeune fille est pareillement accoudée, mais sa joue droite appuyée doucement sur sa main gauche, - regardant le jeune homme.

L’échange des regards n’a rien de mièvre, rien de langoureux. Aucune arrogance machiste chez le jeune homme, aucune pudeur excessive chez la jeune fille : un réalisme très « juste » qui évite le cliché académique.

commentaires

05/07/06 - 23:29

j'aime la profondeur du tableau

06/07/06 - 06:36

magnifique

08/07/06 - 00:20

Je tomberais pesque amoureux de l'Emile Friant du deuxième tableau.

09/07/06 - 00:51

On vous comprend. Et l'Emile Friant de 24 ans n'est pas mal non plus.

26/07/06 - 18:05

Il semblerait que j'aie manqué de bien beaux articles. Merci, Apax, pour les beautés que vous ne manquez pas de nous faire partager, inlassablement.

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.

 

Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13