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Je regarde : souvent une photo
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Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

05/05/2006

05/05/06 - 22:42

MOMENTUM («AMITIE »)


(En parler sans arrogance ni forfanterie, - avec délicatesse. La litote en l’occurrence est un bon moyen.)

Ils prenaient ce qui était offert.

Tant de caresses, tant de baisers auront été prodigués dans l’attendrissement et la liberté des corps qui s’offrent, - et reçus au plus profond de la peau, au plus intime de soi ... Pour le plus grand réconfort de l’être.

La parole jouait, dans l’échange, ou dans le récit. L’un se racontait librement, l’autre écoutait avant qu’à son tour lui-même se raconte et soit écouté.

Et les fous rires aussi, de grands éclats de rire (« et son regard en disait loooooooooooooooong ») !

Yeux dans les yeux, l’un entièrement offert à l’autre qui lui fait du bien, - confiant.

Abandonné dans le dénuement de soi, toute maîtrise oubliée, toute réserve délaissée, - confiant.

Ils ne s’endormaient pas, finalement « C’est sûr, on n’est pas prêts à s’endormir, alors on peut parler encore … »

Ils parlèrent tout en se caressant, membres mêlés, s’enlaçant, s’étreignant. Les peaux touchées étaient d’une extrême douceur. Ils parlèrent et vers cinq heures ou plus tard, durent s’endormir. L’un se réveilla dans les bras de l’autre qui l’avait rejoint et s’était blotti contre lui. Et des caresses furent de nouveau prodiguées dans le demi sommeil, avant qu’ils ne se rendorment.

Dire que pas un instant l’on ne s’est ennuyé, pas une seconde il n’y eut l’ombre d’un manque.

Les horloges étaient arrêtées.

Ils marchaient sur une petite route, dans la lumière du soir et le silence du lieu, prés et bois verdoyants qu’enchantaient les oiseaux.

Ils sentaient bien l’harmonie du moment.

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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13