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(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

18/01/2006

18/01/06 - 22:21

ARTEMISIA GENTILESCHI : JUDITH ET HOLOPHERNE.



La tête (maintenue renversée) en avant, - sur son haut lit mollement en désordre, - se débattant, gît Holopherne. La jambe droite repliée dans un sursaut (défaisant, dérangeant la couverture pourpre et le drap) se tourne obliquement vers la gauche, - le genou et la cuisse en partie, dénudés.
De face, et coiffée d'un turban, - les manches retroussées, - secondant Judith dans son atroce besogne, la Servante, - penchée sur lui, pressant ses mains l'une sur l'autre, tient ainsi replié le bras gauche d'Holopherne. Le bras droit qui se lève (le poing crispé) - par son bras gauche à elle, est contenu.
Somptueusement vêtue, - s'écartant en biais à droite (le décolleté ample glissant dénude son épaule gauche) - ses larges manches remontées au-dessus des coudes, - ses bras nus obliquement tendus, Judith, - redressant le visage, les sourcils froncés, les yeux baissés sur le geste qu'elle accomplit l'air dégoûté bien que résolu, - son genou droit pesant sur le torse de l'homme couché, - exécute son dessein : sa main gauche (dont les doigts refermés agrippent des touffes de cheveux) appuyant sur la tête qui cherche à se relever, - avec l'épée serrée dans sa main droite elle tranche le cou : le sang gicle, à droite, - à gauche coule en minces filets verticaux, horizontaux suivant les plis du drap. La tête, maintenue renversée, a la bouche entrouverte. Les yeux, révulsés, fixés sur qui regarde, semblent implorer.

commentaires

19/01/06 - 11:24

Très bonne illustration de la vengeance : acte où la victime devient bourreau.

19/01/06 - 23:39

Vraiment ?
Certes, le regard d'Holopherne est touchant ...

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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13