J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!)
Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
Je mange : oui, bien sûr
Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc)
Je cite : pas
Je pense : aux uns, aux autres
Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

12/12/2005

12/12/05 - 23:06

CONVERSATION


Vous avez une conversation qui dure presque une heure et demie, qui n’est pas superficielle, mais directe et franche : vous posez des questions, l’autre y répond immédiatement, sans réticence aucune. On se quitte poliment.

Vous repensez à cette conversation, et vous constatez que l’autre, pas une fois, ne s’est adressé à vous, en vous nommant, ou bien en disant tu (ni vous), - ni ne vous a posé de question.

Vous vous demandez pourquoi : discrétion ? absence de curiosité ? indifférence aux autres, et donc, en l’occurrence, à l’autre ?

Faut-il seulement s’en tenir au constat, et suspendre l’interprétation ?

Pourtant, vous avez cru sentir une certaine bienveillance dans les réponses.

Vérification faite, si, il y a eu un « tu », bizarrement après qu’on eut pris congé l’un de l’autre, dans une sorte de post-scriptum ou de hors champ.

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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13