J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!)
Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
Je mange : oui, bien sûr
Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc)
Je cite : pas
Je pense : aux uns, aux autres
Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

05/12/2005

05/12/05 - 01:53

L'AVEU

Cet aveu impossible, finalement je l’ai fait.
Je pressentais que ce serait une fin de non-recevoir, - impossible à entendre. C’est pourquoi il m’était impossible de le faire.
Ainsi je préférais ne rien dire et prolonger l’illusion. Cette fin de non-recevoir était impossible à entendre car elle aurait signifié (c’est ma « logique » tordue) que j’étais réduit à rien, que je perdais tout le plaisir que je prenais à ces échanges.

Or l’aveu fait, ce qui fut « répondu » transforma la douleur attendue en une complète et véritable expérience du réel : la « réponse » prenait exactement en compte la situation dans toute sa réalité et fut donnée avec la plus grande bienveillance et la plus grande délicatesse.
Elle éclaira autrement la perception de mon désir et d’abord me donna à constater que je n’étais point anéanti, dans tous les sens du terme, et que ces échanges pouvaient continuer.

J’aurai fait ce qui me paraissait « interdit » (impossible à dire).
Et j’aurai reçu le bienfait de paroles qui m’ont apaisé, réconcilié avec moi-même, et redonné confiance.

J’aurai un peu modifié ma logique « amoureuse ».

J'en remercie cet homme.

Vrai bonheur fut l’échange final :
MOI : « - Bonne nuit à toi.
LUI : « - Bonne nuit, cher.

commentaires

06/12/05 - 22:52

Tout dépend de nos attentes.

06/12/05 - 23:20

Et de notre capacité à accueillir ce qui est en dehors de nos attentes.

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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13