J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!)
Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
Je mange : oui, bien sûr
Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc)
Je cite : pas
Je pense : aux uns, aux autres
Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

01/12/2005

01/12/05 - 23:07

PETITE PIECE AU LYRISME VITE RESORBE


m'avait cloué sur un lit de torpeur turpé est turpé est répétez dit le maître et n'arrivais pas à achever haletant. Le grand thon transpercé musculeux qui regimbe, un gigantesque adolescent avec vigueur plante en plein corps bondissant son trident. Transpercé musculeux qui regimbe étincelant métal fuselé foudroyé par l'épieu. L'œil rond m'avait fixé. M'avait cloué. Errare humanum à jamais dérivais.
Et le Dante embarqué (avait bu, titubait, il titubait en la barge funèbre instable) me soufflait : fictio rhetorica musicaque poita, - et s'évanouissait.
Ah le joli petit corbillard (au dais drapé de noir frangé d'argent) qui trotte attelé de quatre chevaux fringants empanachés de noir !
Parmi le clapotis noirâtre on voyage en silence, et le Dante embarqué souriait murmurant.


commentaires

06/12/05 - 22:54

Il faut prendre le contrôle de la barque.

06/12/05 - 23:08

Pas de cette barque - la place est à jamais prise ! Et Charon ne rit point ;-)

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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13