J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!)
Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
Je mange : oui, bien sûr
Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc)
Je cite : pas
Je pense : aux uns, aux autres
Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

27/11/2005

27/11/05 - 19:53

AUJOURD'HUI DIMANCHE 27 NOVEMBRE 2005 (BRIBES)



AUJOURD’HUI 27 NOVEMBRE 2005 (BRIBES)

Réveillé vers huit heures. N’arrive pas à me rendormir.
Levé un quart d’heure avant neuf. Pâtée d’Ocarina (maintenant on connaît), etc (cf samedi 27).
Lecture du journal, où l’on apprend des choses passionnantes : Monsieur le maire a dit que le Marché de Noël était le plus beau de France ! Il a aussi rencontré le Père Noël. A Pont à Mousson, on vendait les pavés de la Place Stanislas, posés au début des années 50. « Hier matin à l’ouverture, il fallait patienter plus d’une heure avant de pouvoir les acheter. Le nombre en était limité à dix par personne, un choix que faisaient nombre d’acheteurs (ach ! les journalistes-écrivains !) : le pavé sera furieusement tendance sous les sapins de Noël » L’article est intitulé « Des pavés sous le sapin ». Je pense aux « Amants réguliers ». Et puis, à défaut de boules de pétanque …

Cela fait, je mets en route la sauce à la viande des lasagnes. Point de description, ici.
Puis, envie d’une douche (d’habitude, le dimanche, jour de repos, je ne prends pas de douche). L’eau chaude me rafraîchit à point.
Puis, je prépare la sauce Béchamel, je ne suis pas la recette, je la fais comme d’habitude. Fluidité, onctuosité, point de grumeaux, c’est bon.
Il est midi moins le quart, une louche de béchamel, trois plaques de lasagne, deux louches de sauce, que j’étale, puis trois plaques etc, mhhheeeeeeeeeeerde ! j’ai oublié le parmesan pour la première couche. Tant pis, on continue.
Four.

J.-L. arrive vers midi trente comme convenu. Me demande si je prends un Martini rouge ou blanc.
- Blanc, c’est dimanche.
Je prépare une salade verte.
Déjeuner : jovialité, rires, cordialité fraternelle. Il a apporté deux éclairs au café : deux énormes, bien dodus, bien bourrés de crème. Un peu gros (rien du raffinement des pralins de chez König, ici on est à la campagne).
J.-L. fait la vaisselle pendant que je prépare le café.
Donc café, éclairs.
Il repart.

J’allume l’ordi. Mail de Henri, à qui je réponds. Mail à Ben. : j’ai seulement découvert ce matin sur mon portable un message qu’il m’avait envoyé samedi dernier.
Tour sur GA. Un message de Squizz, très gentil. Je réponds. Echange avec Ronans, qui persiste à me faire parvenir à coller 3 photos dans un post. J’essaie. Raté. (J’abrège). En ai marre. J’éteins la machine.

Allez, musique : quatre Sonates de Scarlatti. Le divin toucher de Pierre Hantaï, je ne puis m’empêcher de croire qu’il doit être un fabuleux amant. Je me disais aussi que cette musique est aussi sensuelle que spirituelle, pleine d’esprit. Quelle fougue ! Quels attendrissements ! Au bord des larmes, et sourire. Puis quatre chansons de Bashung. Sa musique est d’une invention inouïe (enfin pour ce que je connais de ce genre, c'est-à-dire rien). Et j’aime aussi ce qu’il fait avec sa voix, - et ses paroles : "à l’avenir/ laisse venir/ laisse le vent du soir décider /
à l’avenir / laisse venir / laisse venir / l’imprudence"
L’année dernière R. avait parlé de cette chanson avec deux autres collègues tandis que nous déjeunions ensemble. Il lui trouvait un contenu philosophique. Il souriait. Il n’aura jamais su que j’ai ensuite acheté le disque et adoré cette chanson. Surtout cette très belle phrase : "laisse le vent du soir décider."

Il est cinq heures environ. Envie de dormir. Canapé, couverture. Je n’arrive pas à dormir. Bon.

ReGA. Tiens, message de RonanS. Plutôt amusant. Je réponds.

Et voilà, il est sept heures vingt. Il faudrait tout de même que je songeasse à me mettre à mon travail : la semaine est chargée.



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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13