J'écoute : Elisabeth Grûmmer (Merci Hercule!)
Je regarde : souvent une photo
Je lis : "Tissé par mille" de Camille Laurens
Je joue : non
Je mange : oui, bien sûr
Je bois : de l'eau, du thé, du vin, du Martini (rouge ou blanc)
Je cite : pas
Je pense : aux uns, aux autres
Je rêve : oui
(mis à jour samedi 5 avril 2008 à 23:59)

24/11/2005

24/11/05 - 22:25

L'INTIMITE


Je n'aime guère la familiarité qui veut signifier que l'on a gardé les cochons ensemble ... Ce n'est pas que je n'aime pas les cochons ... Mais cette chaleur poisseuse, ces éclats de voix, ces rires forcés, cette gesticulation indiscrète, ces second degrés et pires, cette glu des rassemblements où l'on est tous tellement d'accord, cette négation de tout ce qu'il y a de rebelle, de farouche et d'irréductible en nous - non, merci !

Mais j'aime l'intimité, quand les voix ralentissent, se font plus basses, parfois hésitantes, un peu vibrantes, s'arrêtent, semblent arranger une proximité avec des bribes de silence, se font graves et légères, jouent avec la distance, s'engloutissent dans l'étreinte, émergent, réjouies, enjouées, - clairs silences, reconnaissances émues, - oui, j'aime l'intimité ...


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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi.
Montaigne, Essais, III, 13